L’alchimie du cerveau : voyage au cœur de la pensée et de l’émotion " ANAMNÈSE "
Plongée introspective entre neurosciences, symbolisme et quête de sens. Une réflexion sur la lumière intérieure, la créativité, et l’alchimie de l’esprit — là où la science rencontre la métaphysique et l’émotion devient pensée.
OPS-PSYCHO
10/7/20253 min read


Otto,
Telle une fiole de cristal, érodée par le souvenir tenace qui habite nos pensées, nous revivons les fissures de notre passé.
Une simple symphonie anime le cri et dresse en nous la rage de conquérir — non pas une cage, mais bien un territoire.
Aux dogmes de nos connaissances, nous observons, magnanimes, la masse ignorante.
Nous sommes appelés par les infinis, mon frère.
Certains diront que nous sommes rongés par le questionnement et le doute,
d’autres encore penseront que nous avons foi en nos convictions.
Seulement, au-delà de l’écho social,
je joue pour toi un jeu très spécial.
Regarde, depuis le seuil où je t’interpella,
cet horizon brumeux qui nous appela.
J’ai toujours cherché des questions à mes réponses,
et je pense que toi, tu peux le comprendre.
Car dans notre confiance inéluctable en notre esprit,
nous n’avons aucun pouvoir pour sauver la personne que l’on aime
plus que soi en ce monde.
Akillox
Chapitre 3
J’ai souvent cherché du sens aux choses qui m’entourent.
Une trame logique pour comprendre le pourquoi du comment.
J’aime douter, car c’est en ce lieu que résident mes plus belles idées.
L’incertitude et le questionnement sont les moteurs intangibles de la créativité.
Une source d’énergie qui tisse dans notre esprit une toile invisible.
Les neuroscientifiques parlent de cognition, de simples connexions synaptiques, dirons-nous.
J’ai, dans ma foi, une vision autre du cerveau :
comme des milliards d’étoiles indivises.
La conscience navigue entre les lumières de ces étoiles.
Vous l’aurez compris, les étoiles sont, dans la terminologie scientifique, les synapses,
et la lumière correspond aux connexions synaptiques.
L’information, dans notre univers, est codée au sein de la lumière.
La lumière s’enrichit ou s’appauvrit en fonction des astres qu’elle rencontre.
Ces mots sont plus qu’une simple métaphore.
Dans les yeux d’un enfant, ces images sont les catalyseurs de l’émotion systémique,
en d’autres termes, d’une émotion intelligible.
Une émotion qui naît d’un raisonnement devient paradoxalement le moteur de la pensée.
Alors, pourquoi ce paradoxe ?
Parce que la pensée est intriquée dans l’émotion,
comme l’hippocampe est indivis au système limbique.
Laissez-moi vous présenter la réflexion d’un quêteur de sens.
Discutons un moment du sens des mots :
« Hippocampe » — la symbolique anthropomorphique peut, dans une certaine mesure, être intéressante.
Le rapport au cheval et à la mer est, dans notre conscient collectif, une anaphore viscérale,
ancrée au seuil de notre intelligibilité.
Le cheval représente la métamorphose :
d’un être puissant et indomptable, l’homme en fit un outil.
Je vous laisse le soin d’émettre une opinion sur la nature de l’homme à la lumière de ces mots —
là n’est pas le sujet.
Le cheval de mer est alors un symbole puissant du changement et de la primordialité.
Cependant, il entend une construction non conventionnée,
or la science a un rôle primordial de conventionnement intelligible de ces concepts —
sinon elle n’est que platonnerie stérile,
de simples flatulences intellectuelles.
Alors, je vous l’accorde :
l’hippocampe, dans la terminologie neuroscientifique,
est un pet de qualité, mais reste un simple souffle d’intuition.
« Système limbique » — ce nom est de nature empirique et systémique,
autant dire que c’est plutôt osé.
Peut-être est-ce là le paradoxe qui régit notre esprit lorsqu’il réfléchit l’émotion.
Alors, pourquoi empirique et pourquoi systémique ?
On comprend qu’il s’agit d’une reconstruction terminologique,
d’une idée façonnée dans le temps par plusieurs individus.
« Limbique » représente la forme visuelle du cortex représenté.
Les formes empiriques sont, d’une certaine manière, étroitement liées au système limbique.
Les formes sont des symboles, qu’elles soient primordiales ou anamorphiques.
Les symboles sont la construction de notre émotion mnésique,
et le terme système y a été ajouté pour symboliser l’organe comme entité opératoire.
Oublions quelque instant ce raisonnement,
pour revenir à ce qui nous intéresse : la quête de sens.
Mon parcours m’a mené sur la route d’un livre qui a résonné en moi comme un appel :
Un alchimiste raconte, de Patrick Burensteinas.
Les œuvres alchimiques étaient une sublime métaphore des procédés de l’esprit :
le scorie, le soufre, purifier la matière, laisser passer la lumière, etc.
Ce livre m’a enseigné les bienfaits de l’imagination
et m’a permis de bâtir les fondations de ma créativité.
Loin des dogmes que je connaissais, c’est un nouveau monde qui s’illuminait devant moi.
Je me suis peut-être brûlé les ailes face à la chaleur de l’imaginaire.
J’ai arrêté mes médicaments…
une erreur grossière dont je paierai le prix dans un prochain chapitre.
