Résilience et Quête de Sens : Repenser les Liens et la Vie " RÉSURGENCE "

Découvrez un récit introspectif sur l’abandon, la résilience et la quête de sens. Un parcours profond vers la renaissance personnelle, les relations authentiques et la reconstruction intérieure.

OPS-PSYCHO

10/7/20253 min read

Dans l’intimité de l’espoir,
Je perçois une vision qui me plaît,
Un chemin vers la victoire,
L’une de celles qui m’attendait.

Chapitre 5

J’ai eu 25 ans entouré de proches qui, à l’heure de ces mots, sont pour moi des fantômes. Ils ont quitté ma vie pour le meilleur ou pour le pire ; je ne saurais sincèrement le dire.
Je découvrais, dans l’hypocrisie de ce bonheur, un goût amer. Une saveur qu’on éprouve plus qu’on ne la savoure.
J’ai ressenti un profond sentiment d’abandon. Tel une chienne qu’on laisse intentionnellement s’échapper pour ne plus subir la pression d’une responsabilité. Heureusement que dans mon cœur, le mot « animal » est dénué de sens véritable. Je suis à la hauteur d’une chienne. Je suis homme quand elle est chien.
Je laisse derrière moi ce sentiment.
Comment accueillir le bon et l’éphémère quand, dans nos cœurs, la déresponsabilité et l’envie dominent ?
Je suis homme parmi les hommes, pourtant je me ressens décentré parmi mes pairs.
J’aspire à plus que simplement tromper l’ennui. Je suis en quête de sens. Loin des sensations enivrantes de ma folie, je recherche stabilité et compassion.
Le monde est à portée de bras ; à nous de tendre la main à nos rêves. Un ami m’a prouvé nombre de fois que lorsque l’on s’engage de tout notre cœur, l’univers nous envoie des cadeaux que seuls nous pouvons accepter. Le monde que je connais est froid et dénué d’intention sincère et bienveillante. Je cherche un chemin vers davantage de partage et de compassion. Ce que je connais, à l’heure où j’écris ces mots, ressemble davantage à l’ignorance et à la fuite lorsque j’aspire à apprendre et tisser des liens. Mes « proches » m’ont abandonné, et avec la manière. Loin d’une discussion ou d’une dispute qui précipiterait ce fait factuel, ils ont simplement oublié lentement que j’existais. Quelle agréable sensation de se sentir exclu par les personnes qu’on pensait aimer.
Je m’accroche alors à la résilience d’un véritable ami. L’un de ceux qu’on n’espère pas, qui est là dans la tristesse, la colère, mais aussi dans la joie et le bonheur.
J’ai pris du temps à comprendre que nous sommes responsables de nos relations. Ce sentiment ineffable de colère et d’injustice putréfie mon cœur et assombrit mon esprit. La valeur d’une vie est importante pour moi. Laisser aux portes du supplice une âme qui ne demandait qu’un peu d’affection est, pour moi, une sentence injuste.
J’ai terni le tableau de mes souvenirs avec eux. J’ai tiré une croix sur leur futur dans ma vie. Je rencontrerai des humains qui en valent réellement la peine.
Rencontrer de nouveaux proches pourra-t-il me faire oublier le regret d’avoir aimé ?

La famille répond‑elle véritablement à nos besoins primaires ? Je parle pour mon cas, mais peut-être vous reconnaîtrez-vous, cher lecteur.
Nourriture ? Check.
Eau et accès aux soins ? Check.
Divertissement ? Check.
Une relation de développement perpétuel ? Non.
Communication de régulation ? Non.
Communication empathique ? Non.
Écoute et aide au développement des idées ? Non.

Je vais être très dur et sévère dans mes propos ; entendez cela comme un cri de colère.
Lorsque l’on crée la vie, une responsabilité intrinsèque nous est donnée. Prendre cela à la légère et croire que nourrir et divertir une jeune âme suffit à se déresponsabiliser est un biais de perception.
J’ai été nourri et éduqué, certes, mais éduqué à quoi et pour qui ? Pour moi ? Je n’ai jamais, de ma mémoire vivante, le souvenir d’un jour avoir eu le désir de rester enfermé huit heures sur une chaise en métal, en sacrifiant mon sommeil, ma joie et mon espérance. Je comprends, du très haut de ma réflexion, les raisons qui ont fait que j’ai vécu en dehors de mes rêves : le conformisme.
Mes parents se sont conformés aux exigences du plus fort, la société familiale. Car je ne pense pas que mes parents se seraient conformés au modèle social sans y réfléchir plus précisément.

Je sais, cher lecteur, qu’il est mal de ressasser le passé. Cependant, je dois écrire mes colères pour voir surgir, entre mes lignes, l’espoir.
Vous avez chamboulé ma vie, consolidé les fondements de mon âme, vous avez détruit les espoirs en ce modèle pour me donner la force d’en créer un nouveau.
J’ai vu le monde s’effondrer sans comprendre que c’est ma perception qui vacillait. Entre quoi et quoi, seul Dieu le sait. Enfin, le divin que tout le monde côtoie, celui du cœur.